Les parallèles à tirer entre la situation géopolitique mondiale en 2018 et celle de 1928, à la veille du grand crash sont si évidents qu’on ne peut que s’étonner que les Peuples n’en soient pas plus informés.

A moins bien sûr que ce genre d’évidence ne soit tout simplement occultée «pour leur plus grand bien», après tout ne sont-ils pas «trop immatures» pour être informés de certaines réalités ?
C’est sous ce prétexte rémanent que depuis des siècles, on manipule les opinions et que des situations comme celles-ci ont pu mener aux catastrophes que nous connaissons.

Aussi n’est-il sans doute pas inutile de rappeler que ceux qui en furent les instruments furent les premiers à s’en vanter, tels Goering et Goebbels au cours du procès de Nuremberg :
Göring : «Les gens peuvent toujours être entraînés sur ordres des dirigeants. C’est facile. Tout ce que vous avez à faire c’est de leur dire qu’ils sont attaqués, et de dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme et le fait qu’ils mettent le pays en danger. Ca fonctionne toujours pareil dans tous les pays.
Goebbels : «La technique de propagande la plus brillante n’aura aucun succès à moins d’un principe fondamental qu’il convient de garder constamment à l’esprit – il faut se limiter à quelques points et les répéter encore et encore. Il devient de fait d’une importance vitale pour l’État d’utiliser tous ses pouvoirs pour réprimer la dissidence, tant il est vrai que la vérité est l’ennemi mortel du mensonge, et que par extension la vérité est le plus grand ennemi de l’État.»
Göring : «Bien sûr, les gens ne veulent pas la guerre. Pourquoi est ce qu’un pauvre type d’une ferme voudrait risquer sa vie dans une guerre quand le mieux qu’il puisse faire est de revenir dans sa ferme en un seul morceau ?
Naturellement, les gens ordinaires ne veulent pas la guerre ; ni en Russie, ni en Angleterre, ni en Amérique, ni d’ailleurs en Allemagne. Cela est très clair. Mais, après tout, ce sont les dirigeants du pays qui fixent la politique et c’est toujours une question élémentaire d’entraîner le peuple, que ce soit dans une démocratie, ou une dictature fasciste, ou le parlement, ou une dictature communiste.»
G. M. Gilbert, Nuremberg Diary (First Da Capo Press edition, 1995).

Et qui peut aujourd’hui nier que les Peuples du monde restent soumis à cette loi non écrite ?

La question est donc : pourquoi n’ouvrent-ils pas les yeux ?

Réponse d’Alexandre Soljenitsyne : «Nous ne nous trompons pas parce que la vérité est difficile à voir. Elle est visible au premier coup d’œil. Nous nous trompons parce que le mensonge est plus confortable.»
Et trois cent ans avant lui de Diderot : «Nous avalons goulûment tout mensonge qui nous flatte, mais nous ne buvons que goutte à goutte, voire pas du tout, la vérité que nous trouvons amère.»
Et de tout cela chacun semble pourtant être conscient, puisque l’on trouve sur quelques blogs internet de particuliers, de parfaites analyses du phénomène «mensonge» : «Ce n’est pas au moment de son acceptation que l’énormité du mensonge est un atout. C’est au moment de sa remise en question.
Un mensonge admis comme étant la vérité sera beaucoup plus difficile à remettre en cause s’il est énorme, parce que l’effort nécessaire pour sa remise en question sera d’autant plus important. Plus le mensonge est gros, et plus sa remise en question dépasse le cadre du mensonge lui-même.
D’une certaine manière, ce mensonge devient également “mon mensonge”. Il fait partie de moi. Il fait partie de ma vision du monde. Ne touche pas à ce mensonge, parce que c’est toute une partie de la manière dont je perçois le monde qui repose dessus. Je me battrai, parfois inconsciemment, parfois en dépit du bon sens, pour que ce mensonge reste la réalité.

Ainsi, même si nombre d’entre nous avons conscience du problème, il n’est pas facile d’admettre avoir été berné, d’autant qu’un autre sentiment négatif vient s’y ajouter : Le dégoût instinctif du mensonge.
Voilà pourquoi seule la vérité historique dûment enseignée aux jeunes générations par des historiens et des chercheurs ne travaillant que sur archives, et surtout loin de toute considération politique, leur permettra de distinguer les différents sens attribués aux mots «démocratie» ou «liberté», et leur rappellera que si la vérité peut blesser, le mensonge tue à coup sûr…

Car la grande question, en fait la seule important aujourd’hui à nos enfants est de savoir si la Mémoire est un patrimoine commun, si, une et indivisible, elle appartient en propre à chaque habitant de cette planète, qui, à sa naissance, recevrait en partage le droit inaliénable d’avoir accès à l’Histoire d’un monde construit par ses ancêtres, de comptabiliser à ce titre chaque goutte de sueur et de sang versé par sa famille.
Et si c’est réellement un droit, lui mentir serait un crime.

Ou si l’humain doit être considéré comme un instrument de production, venant au monde sans cet héritage, et mourant sans le transmettre ?

Voilà ce que vous devrez décider, avant de vous donner les moyens matériels d’agir.

Extrait du Testament de Sidney Warburg.
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