Cette désinformation généralisée a permis au grand capital apatride de mener toutes les guerres du XXe siècle

La question est donc allons-nous tolérer que cet engrenage infernal perdure ?

Sachant, car ce n’est plus un secret pour aucun historien sérieux, que Wall Street a réarmé à la fois l’URSS et le Reich nazi afin de provoquer la Seconde Guerre mondiale, que le même processus a perduré tout au long de la Guerre froide, que les fortunes colossales amassées par les actuels «maîtres du monde» trouvent leur origine dans ce siècle de massacre organisés, enfin que M. Trump, principal artisan actuel de cette guerre tous azimuts, semble bien décider par son attitude à relancer le processus il semble même qu’il soit urgent d’y répondre.

D’autant que les leçons de l’Histoire pourraient bien se révéler salutaires en offrant aux Peuples, non plus une nouvelle et nébuleuse «théorie du complot» pour satisfaire sa curiosité, mais bel et bien les preuves matérielles et indubitables de cette responsabilité…

Les nouvelles archives ont ouvert bien des portes…

Pour nous en rendre compte, il suffit de rappeler les véritables enjeux géopolitiques d’hier et d’aujourd’hui, puis de les comparer aux buts de guerre actuels des Etats-Unis et de leurs complices britanniques.

Ce qui nous amène à évoquer l’attaque en règle que mène actuellement Wall Street à l’encontre de toutes les économies mondiales, en application de la loi votée le 2 décembre 2017 par le Sénat américain (par 51 voix contre 49) instituant une baisse d’impôts massive de 35 à 20%.
Cadeau fiscal qui, en pratique fait des Etats-Unis un paradis fiscal bien plus intéressant encore que l’Irlande,
et représente un cadeau de 1 500 milliards de dollars versé annuellement aux grandes entreprises américaines, auquel s’ajoute un «mur fiscal» de 600 milliards d’avantages fiscaux et de dépenses budgétaires en moins, soit quasiment 4% du PIB américain.
Or,
cette baisse massive d’impôts va permettre aux plus grands trusts américains, soudain «recrédités» de près de la moitié de leurs bénéfices, d’acheter en masse les entreprises européennes qui n’auraient pas de telles sommes à investir pour relever le défi d’une attaque massive.

OPA qui ont déjà commencé puisque le plus grand Hedge Fund du monde, le fond Bridgwatter gérant environ 160 milliards de dollars d’actifs vient après l’Italie, pays européen le plus endetté donc le plus vulnérable, d’étendre
ses paris à la baisse à toute l’Europe en menaçant les allemands Siemens et Deutsche Bank, l’européen Airbus, BNP Paribas, la banque néerlandaise ING, Sanofi, Nokia ou encore le pétrolier Total.
Ses premiers investissements à court termes s’élèvent déjà à 7,3 milliards de dollars outre-Rhin, et en France à 4,5 milliards.
Ce qui lui permet de peser à la fois sur les décisions prises par ces grands groupes et de les mettre en difficulté s’il le juge nécessaire…

Et l’on comprend mieux pourquoi l’Italie, 9e puissance économique mondiale mais totalisant plus de 2.302 milliards d’euros de dette, soit quelque 132% de son produit intérieur brut, vient suite à ces attaques en règles de se doter d’un gouvernement «antisystème» élu sur la promesse de se débarrasser d’une manière ou d’une autre de la dette qui l’étrangle et de l’emprise du Grand Capital sur son économie.
Ce qui bien entendu amena une réaction immédiate de la part de ce dernier et donc une remontée brutale des taux d’intérêts de cette dette passés à 2,4%. Taux exorbitant ayant immédiatement fait chuter la cotation des banques italienne qui n’en détiennent pourtant que 20%. Chantage habituel, destiné à freiner ce genre de révoltes et déjà employé avec succès contre la Grèce, l’Espagne et le Portugal…

Et bien évidemment ces réductions d’impôts menaçant les grandes entreprises européennes ne coûteront pas un centime à l’état américain qui, pour pallier au déficit budgétaire, imprimera librement autant de dollars qu’il lui faudra pour régler ses factures de fonctionnement, ce qui baissera encore leur valeur.
Le rapport publié en avril 2018 par le Fond Monétaire International (FMI) précise que cette
réforme fiscale à l’intention des plus riches et des grandes entreprises entraînera une augmentation du déficit budgétaire américain «de mille milliards de dollars lors des trois prochaines années, élevant la dette du pays à 116,9% du PIB d’ici 2023.»

Autre arme employée :

Les lois sur l’exterritorialité

Voici vingt ans que les Etats-Unis, grands protecteurs de la «liberté», se sont arrogé le droit de contraindre les autres pays à soutenir leur politique extérieure agressive en les soumettant à leurs propres intérêts particuliers. Comment?

Tout simplement en décidant que leurs lois s’appliqueraient à toute société financière ou industrielle étrangère qui :
– Soit fabriquerait un produit contenant plus de 10% de composants américains.
– Soit utiliserait le dollar pour ses transactions internationales. (Rappelons que 80% des transactions mondiales sont en dollars).
– Soit lorsqu’un échange de courriels transiterait par un serveur, ou un satellite américain.
– Soit si
la langue anglaise ou son droit commun (la common law, par opposition au droit continental européen) étaient utilisés.
En deux mots, toute entreprise désireuse de commercer à l’international ayant un lien, même minime, avec les USA et contrevenant soit à une loi purement américaine, soit à une décision d’embargo promulguée par les seuls Etats-Unis, est aujourd’hui poursuivie et condamnée à de très lourdes amendes.
Parallèlement, les entreprises qui veulent travailler avec ces pays sont priées de passer par les banques américaines. Qui elles, évidemment garantiront à leurs clients de ne pas être inquiétés…

Ce qui fait que toutes se retrouvent à demander l’autorisation aux Etats-Unis de pouvoir commercer avec tel ou tel pays étranger !

Et ceci ne concerne pas que les grands groupes internationaux car, toujours sous la même menace, les milliers de sous-traitants de ces grandes entreprises industrielles non seulement européennes mais dans le monde entier, ont fait l’objet d’enquêtes de la justice américaine et se sont vus contraintes de remettre tous les documents commerciaux et techniques relatifs à leurs relations avec leurs clients.

Et cette «inquisition» planétaire d’un nouveau style, cette intrusion dans les affaires du monde, va croissant chaque jour car pour qu’elle rende à plein, le gouvernement américain a bien sûr veillé à se donner les moyens d’investigation et d’intervention indispensables…
C’est pourquoi aujourd’hui toutes les conversations mondiales peuvent être écoutées pour recueillir les preuves d’une quelconque infraction, et l’on se souvient des scandales que cela a provoqué notamment en Allemagne avec la mise sous écoute de la Chancelière Angela Merckel.

Politique d’espionnage tous azimuts à laquelle participent toutes les agences de renseignements américaines : dont évidemment la CIA et la NSA, mais également le FBI et ses agents placés dans les ambassades.
Puis les informations obtenues sont traitées par divers organismes : Le département de la justice (DOJ), la Security of Exchange Commission (SEC), la Réserve fédérale et l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), et bien sûr le Trésor américain, mais également les procureurs locaux qui, à la demande d’une entreprise américaine, peuvent eux aussi participer à ce grand racket planétaire en initiant des procédures contre les grands groupes étrangers.

Nous sommes donc bel et bien dans le monde de «Big Brother»… Avec dans le rôle du grand frère, le «gardien du monde libre»…

La question est donc : Y a-t-il un traité ou une disposition internationale quelconque autorisant les Etats-Unis à adopter cette loi d’extraterritorialité ?
Réponse : Aucune. Ni au niveau de l’ONU, ni à quelque niveau de règlement du commerce international.
En réalité, elles violent toutes celles ayant déjà cour sur le libre-échange, la Charte des Nations Unies, les dispositions de l’Organisation mondiale du commerce et plusieurs résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies, notamment la Résolution 2625 légalisant la résistance «de tous les peuples soumis à la subjugation, à la domination ou à l’exploitation étrangère de leur droit à disposer d’eux-mêmes de leur liberté et de leur indépendance» donc à toute oppression, matérielle ou économique.

Les Etats-Unis sont ainsi clairement hors toute loi internationale, se positionnant en tant que racketeurs, édictant sa propre loi. Celle du plus fort.

Ce qui amène la seconde question : Comment se fait-il que les entreprises étrangères acceptent de s’y soumettre ?

Réponse : Tout simplement parce que si elles ne s’y conformaient pas, elles n’auraient plus le droit de commercer avec les Etats-Unis.

Les conséquences du «Patriot Act»

Un exemple de la manière de procéder à cette nouvelle forme de racket «soft and smart» sur l’Europe et le monde, nous est donné par Alcatel, entreprise française qui disposait de technologies supérieures à celles de ses concurrents américains, notamment la Sté Lucent, filiale de A&ET Western Electric et Bell Labs.

En 2005, le Département de la Justice américain se saisit d’un dossier de corruption visant Alcatel au Costa Rica et au Honduras. Cinq ans plus tard, le groupe est condamné à verser 137 millions de dollars d’amende.
Ruiné par cette amende sidérale et attaqué en bourse, il se retrouve, fin 2006, obligé de céder une part importante de son capital à son «partenaire» Lucent, qui en prendra progressivement le contrôle.
Concernant la maison mère, Western Electric, je rappelle qu’elle faisait partie de ces entreprises embarquées dans le sous-marin allemand dans les années 1920-1930 et fut même
la première société américaine à investir au Japon dans Nippon Denki (NEC) dont les usines, comme nous le verrons plus loin, ne seront pas plus bombardées que les installations allemandes, tout au long du conflit.

Et le même scénario se reproduira avec la branche énergie d’Alstom, autre fleuron de l’industrie française qui, après avoir été condamné à payer une amende de 772 millions de dollars pour une affaire de pots-de-vin à des hommes politiques indonésiens, fut obligé de céder en 2015 les trois quarts de l’activité du groupe parmi les plus rentables et innovants à son concurrent américain General Electric, géant sous contrôle du trust Morgan, deuxième puissance de Wall Street que nous connaissons également fort bien pour son rôle dans le financement d’Hitler et le réarmement du Reich.

Lorsque l’on sait que cette mainmise assure dorénavant le contrôle sur la fabrication des turbines nécessaires au refroidissement des centrales nucléaires et autres technologies de pointes de l’industrie et de l’armement français, y compris le porte-avion nucléaire Charles de Gaulle, comment ne pas en conclure que cette excellente affaire du point de vue commerciale, faisait coup double en asservissant totalement l’armée, et le nucléaire français à son «Big Brother»….
En effet, il suffit dorénavant à General Electric de décider de ne plus nous vendre les pièces de rechange nécessaires à leur entretien, pour bloquer à la fois vos centrales atomiques et notre marine de guerre.
Et quel meilleur moyen de chantage donc de contrainte, en matière de politique internationale et économique ?

De plus, lorsque l’on connait les pressions faites par le gouvernement américain depuis près de vingt ans pour contrer la vente des avions «Rafale» du constructeur français Dassault à des pays comme l’Inde, le Brésil etc… donc la véritable guerre menée à l’encontre de notre politique de défense indépendante de toute influence, on se rend parfaitement compte que la France, en tant que puissance politique soutenant le non alignement et entendant rappeler les principes républicains de fraternité entre les peuples, doit être réduite au silence tout simplement en la privant de son armée !

La France se trouve donc très exactement victime de la même manœuvre qu’en 1933, lorsque Wall Street décida de limiter ses capacités d’interventions dans le monde, et donc sa liberté en termes géopolitiques, en réarmant l’Allemagne.

Pratique courante dans le pays de la «libre entreprise» et appuyée par les plus hautes sphère de l’Etat, puisque bien avant Trump, le fondateur de la «dynastie» Bush: Prescott, père de Georges et grand-père de Junior, avait épousé en 1921 la fille de George Herbert Walker, associé principal d’Averell Harriman, donc les propriétaires de la Harriman Bank et des grandes lignes de chemin de fer, une des alliées principales de la Banque Warburg, et fidèle soutien de leur ami Carnegie et des théories eugénistes.
Et nous savons aujourd’hui qu’une grande partie de cette immense fortune familiale provient de cette alliance parfaitement connue entre Wall Street et le gang mafieux d’Hitler et que Prescott Bush fut l’un des sept directeurs de la banque Union Bancking Corporation crée par Thyssen, qui sera avec la Warburg l’une des chevilles ouvrières du financement du parti nazi et du réarmement allemand.
Totalement liée à tous les trusts Harriman par l’entremise de leurs filiales américaines, elle sera au premier rang lorsqu’il s’agira d’engranger les profits colossaux qu’engendrera le pillage systématique du continent européen.

Ce qui nous permet d’ailleurs de retrouver une autre vieille connaissance de Prescott Bush, Foster Dulles du cabinet d’avocats Sullivan & Cromwell, l’homme qui organisa la mise en place des usines d’armement américaines en Allemagne sous couvert du plan Dawes, avocat de la banque Brown Brothers Harriman, et frère d’Allen Dulles directeur de la CIA qui, lors de son mandat, sera suspecté d’avoir fait disparaître des archives nombre de documents compromettants pour son client et ses fils…
Finalement en 1942, le scandale éclate à la une du New-York Tribune et, après enquête du Congrès, la Union Banking Corp. est fermée, mais sans que cela entraîne une quelconque sanction envers Prescott Bush, ou entrave en quoi que ce soit la carrière politique de ses héritiers.

Rappelons que le premier d’entre eux Georges Bush senior, un des principaux fondateurs de l’association «secrète» d’étudiants Skull and Bones, rassemblant «l’élite» ultra conservatrice des étudiants de Yale, créa la Zapata Petroleum Company, dont les activités s’étendaient entre les Caraïbes, le Golfe du Mexique et la côte centre-américaine à la fin des années 1950 et au début des années 1960 et que des documents de la CIA, accessibles dès la fin des années 1980 mais rendus publics seulement le 8 janvier 2007, ont révélé qu’il y était associé avec Thomas J. Devine, un officier de la CIA ayant «officiellement» démissionné, mais qui continuait d’y remplir son rôle d’agitateur.
Ce qui explique sans doute non seulement nombre de «révolutions» dans ces pays, notamment au Nicaragua, mais également pourquoi, d’une part on soupçonne Zapata d’avoir fournit les navires qui servirent à l’invasion de Cuba, pourquoi Devine accompagna Bush au Viêt Nam en 1967, et en vertu de quels intérêts, devenu président des Etats-Unis, il lança la première guerre du Golf en 1990.
Soupçons qui ne purent jamais se concrétiser puisque les documents de la SEC (en charge de contrôler les marchés financiers) concernant les rapports sur Zapata au cours de la période entre 1960 et 1966 auraient fort opportunément été détruits par «inadvertance» soit en octobre 1983, selon Suzanne Mc Hugh responsable des archives à la SEC, soit en 1981 peu de temps après que Bush devienne vice-président des États-Unis, selon une autre responsable des mêmes archives, Mme Wison Carpenter.

Et bien sûr on commence à mieux comprendre les «bons sentiments» de Georges Bush et de son fils qui, à eux deux, totaliseront douze années de présidence… et deux guerres en Irak, car chacun sait aujourd’hui qu’il s’agissait de trouver du pétrole et non des armes de destruction massives – et que Junior profita des attentats du 11 septembre pour instaurer le «patriot act» qui permit la guerre économique actuelle à l’encontre du monde entier. Attentats terroristes ayant laissé à l’opinion publique américaine et mondiale les mêmes doutes quant à leur origine réelle que l’assassinat de Kennedy…

Les archives éclairent le présent

Ainsi, voici une fois de plus un parallèle aisé à établir :
Dans les années 1930 la France, de par ses principes républicains et antifascistes, pouvait laisser craindre qu’elle s’allie avec la République allemande et socialiste de Weimar, puis qu’elle vienne en aide à l’Espagne républicaine, à l’Autriche démocratique, la Tchécoslovaquie francophile et partenaire financier majeur, à la Pologne alliée traditionnelle, et surtout tende la main à la Russie autre alliée et partenaire séculaire.

Réponse des Etats-Unis et de l’Angleterre : D’une part la mise en place d’Hitler et de son armée qui allaient permettre de peser sur ses décisions politiques en pratiquant le chantage habituel sur une paix séparée, puis dans le même temps l’assassinat par les groupuscules fascistes sous leur contrôle des principaux partisans de cette alliance républicaine : le roi de Yougoslavie, le ministre Barthou, Dollfuss chancelier autrichien, et bien sûr les milliers d’opposants allemands, italiens, espagnols et portugais.
D’autre part, ses deux «alliés» vont court-circuiter son approvisionnement en pétrole, en ne remplissant pas les obligations du traité de Versailles en ce sens (forages etc) et en fomentant des troubles dans les pays colonisés ou sous protectorat français au Moyen-Orient.

Manœuvres diverses et variées qu’il serait trop long d’expliquer ici mais qui permettent d’établir le parallèle : En ce temps, comme aujourd’hui la politique extérieure de vos alliés Anglo-Saxons est restée très exactement la même : Menace sur l’armée et nos sources d’énergie, donc contrôle sur notre politique extérieure par le chantage.
Et encore, nous sommes officiellement alliés !

Imaginons donc, car il faudra bien établir un jour le rapport, ce que les pays en lutte depuis toujours contre l’hégémonie des Etats-Unis ont eu, et ont encore à subir ! Et l’on comprend beaucoup mieux comment tourne le monde…

Donc sous quelle pression, depuis l’apparition de cette loi sur l’exterritorialité, BNP Paribas a payé une amende de près de 9 milliards de dollars et le Crédit agricole 787 millions, pour avoir financé et encadré des exportations françaises en direction de pays sous sanctions américaines. Ceci évidemment pour la plus grande satisfaction des banquiers de Wall Street que nous connaissons si bien.
Pourquoi le groupe Total a également payé 398 millions de dollars pour violation de la législation américaine anticorruption, alors que les plus grands suborneurs de la planète, les grandes compagnies pétrolières américaines, se frottaient les mains. Enfin de quelle manière Siemens a été obligé de payer 800 millions de dollars, sous les applaudissements de ses concurrents américains…
De plus, ces entreprises furent contraintes, après paiement de leur amende, d’accueillir à leur siège social et à leurs frais, une équipe d’inspecteurs appartenant à quatre ou cinq cabinets très spécialisés de Washington, rétribués très chers, qui veilleront pendant trois à cinq ans à mettre l’entreprise en conformité avec les lois américaines. Tous frais qu’il convient de rajouter au montant de l’amende pour avoir une idée du coût global.

Hors ces géants, au cours de ces quelques années ce sont :
Le groupe Pinault-Printemps-La Redoute, Alcatel, Bolloré, Sanofi et Airbus qui furent victimes des prédateurs de Wall Street, ravis de pouvoir enfin racheter, ou contrer durablement, leurs concurrents. Et sont actuellement dans le collimateur : Mercedes, Renault, DCNS, Vinci, Safran, Veolia et tant d’autres, tous attaqués par les investisseurs américains grâce aux fonds accordés par la baisse d’impôts, et dont nous découvrirons bientôt dans nos journaux qu’ils furent contraints de vendre à tel ou tel «partenaire» d’outre-Atlantique…

En résumé, depuis l’émergence de ce racket «légalisé» par les différents états qui y sont soumis (puisque personne n’ose protester) les entreprises européennes ont versé près de 25 milliards de dollars aux diverses administrations américaines : plus de 8 milliards au titre du Foreign Corrupt Practices Act et 16 milliards pour le non-respect des sanctions économiques.
Pour la seule France, cette contribution «volontaire» atteint actuellement les 12 milliards de dollars, et pour l’Europe on dépasse largement les 40 milliards.
Sans compter ce qui attend l’Allemagne avec Volkswagen, (sans doute une dizaine de milliards de dollars) et la Deutsche Bank, accusée d’avoir vendu des
subprimes. Là encore 5 et 10 milliards de dollars.
Et ce butin entre directement dans les caisses des organisations qui mènent la chasse aux pigeons, donc les institutions à la solde de Wall Street : Le département de la justice, la Security of Exchange Commission chargée de la surveillance des marchés boursiers, l’
Office of Foreign Assets Control, contrôle financier dépendant du département du Trésor chargé de l’application des sanctions internationales, et bien sûr l’incontournable : Federal Reserve, banque centrale des Etats-Unis et faux monnayeur international…
On comprend mieux comment Trump a pu décider ces baisses d’impôts si profitables à ses complices en col blanc…

Enfin, cerise sur le gâteau, pour éviter que ce racket s’ébruite l’entreprise «coupable» ne peut trouver un accord avec le Department of Justice qu’à condition de se plier aux règles de confidentialités imposées par le jugement : Ainsi, M. Patrick Kron, PDG d’Alsthom, se retrouve aujourd’hui dans l’obligation de nier devant la presse de son pays que l’enquête du Département américain de la Justice ait eut pour conséquence la vente d’Alstom Power à General Electric !
Et nous constatons que tous les moyens du racket mafieux le plus classique, y compris l’interdiction de s’en plaindre, sont employés par ces grands «moralisateurs»…

La question est donc : En quoi tout ceci donne-t-il aux Etats-Unis un quelconque droit moral envers les autres pays ?

Sachant, comme tous les historiens le savent aujourd’hui, qu’après avoir amené Hitler au pouvoir, réarmé l’Allemagne, déclenché la Seconde Guerre mondial et la Guerre froide, puis déstabilisé le Moyen-Orient après tant d’autres pays en Asie ou en Amérique latine, enfin déclaré une guerre économique au monde entier, ils sont actuellement en train de ruiner le Venezuela, un des premiers producteurs de pétrole au monde, mais ayant eu le tort de vouloir défier les grands trusts pétroliers américains et de dénoncer la politique d’ingérence des USA sur ce continent depuis le début du XXe siècle, il semble étonnant que la question ne soit pas encore tranchée !

Alliés aux USA sous la menace

En effet, ces sanctions économiques allant contre les intérêts nationaux mais servant l’économie des USA, contraignent tous les pays du monde à s’aligner sur la politique des «Gardiens du monde libre».
Politique qui peut varier du jour au lendemain selon les intérêts des maîtres de Wall Street, puisque malgré l’accord sur le nucléaire conclu en 2015 avec l’Iran sous la présidence de M. Obama, Trump l’a résilié d’un revers de main et par conséquent aucune banque française ne veut plus prendre le risque de financer des affaires avec ce pays qui les avait pourtant très bien accueillies !

Ainsi, après l’amende record de 10 milliards d’euros infligée à BNP Paris Bas, les autres banques françaises ont retiré leur soutien à Renault et Peugeot qui pourtant totalisent 41% de parts de marché en Iran.
Conséquence directe de cette décision : PSA, dont les marques Peugeot et Citroën avaient formé des sociétés communes en Iran, décide en juin 2018 de se retirer du pays alors qu’il y faisait ses meilleurs scores de vente à l’étranger, avec près de 50% de ses exportations. (444.600 véhicules vendus en 2017)
Idem pour Renault, dont l’Iran est le 8e marché mondial, et qui avait vendu 162.079 véhicules en 2017 et signé en juillet un nouvel accord pour produire 150.000 véhicules supplémentaires avec un objectif de plus de 250.000 ventes à l’horizon 2023.a
Et pour Décathlon qui a commencé à ouvrir une centaine de magasins dans ce pays, mais également Airbus, Seb, Auchan, Danone et tant d’autres fleurons français qui après la levée des sanctions avaient réussi une formidable percée sur ce marché, c’est le même problème. En tout, plus de 1, 5 milliards d’euros de projets d’exportation devront être annulés

Quant à Total qui pensait pouvoir enfin avoir accès au pétrole iranien, il a lui aussi été obligé de se retirer puisque les banques américaines sont impliquées dans près de 90% des opérations de financement de ses activités et que plus de 30% de son actionnariat est composé d’investisseurs américains ce qui représente plus de 10 milliards de dollars.
Dépendant à la fois du dollar comme moyen de paiement et de ses actionnaires américains, prisonnier de ces lois et sans aucun soutien politique de l’Europe, Patrick Pouyanné, nouveau président de Total n’avait pas d’autre choix. L’entreprise devra donc céder ses parts (50,1%) dans le contrat de développement du champ gazier iranien South Pars 11 à son partenaire chinois, la société CNPC, jusqu’alors minoritaire (30%). Et le problème est très exactement le même en Russie, où Airbus par exemple a dû s’adresser à des banques chinoises.

Voilà pourquoi deux banques françaises ont réduit leurs relations avec une quarantaine de pays d’Afrique francophone, d’Asie ou d’Amérique latine, de peur de déplaire à leur contrôleur américain.
Intimidation qui touche toute l’Europe puisqu’une autre banque européenne vient de décider de clore toutes ses opérations dans 18 pays et a mis sous surveillance ses activités dans 12 autres.
Autre facette de cette attaque «tous azimuts» : La Deutsche Bank, actuellement menacée d’une amende de 10 milliards de dollars pour les mêmes raisons que la BNP, et qui avait été en 2014 le plus grand prêteur occidental dans le cadre des jeux d’hiver de Sotchi, est directement impactée par la perte du marché si fructueusement ouvert avec la Russie depuis la fin de l’URSS.
Fragilisation ayant permis à l’agence de notation financière Standard and Poors d’abaisser d’un cran, (à BBB+), sa note concernant la dette à long terme pointant «des risques d’exécution considérables pour la nouvelle stratégie du groupe sur fond d’un marché défavorable».
Et tandis que la Banque Centrale américaine annonce qu’elle classe la Deutsche Bank dans la catégorie des institutions «en difficulté» (Wall Street Journal), l’organisme américain de garantie des dépôts bancaires, le Federal Deposit Insurance Commission enfonce le clou en affirmant qu’elle «menace la survie du secteur bancaire» !

Ainsi, partout dans le monde, les banquiers, terrorisées de se voir montrées du doigt ou interdites sur le marché américain, donc de ne plus pouvoir utiliser le dollar pour leurs transactions sans s’exposer aux sanctions américaines si leur client avait l’idée de contourner leurs lois, ne soutiennent plus leurs grandes entreprises nationales dans aucune de leur tentative de concurrencer les entreprises étatsuniennes sur ces marchés soumis à embargo, ou suspectés de pouvoir l’être un jour.

Enfin cette politique agressive du gouvernement américain autorise tous les débordements puisque, par exemple, le 30 septembre 2016, le groupe américain Xerox a adressé à ses clients et fournisseurs français un courrier leur demandant de ne pas faire d’affaires avec l’Iran… s’ils voulaient garder de bonnes relations avec Xerox.
Et l’on comprend ici que cette loi sur l’exterritorialité vise en réalité à s’emparer par la force d’un marché auquel les Etats-Unis et Wall Street interdisent, par la menace, aux concurrents de s’approcher, qu’il s’agit pour eux d’avoir le contrôle des pays sous embargo afin de les contraindre à céder à leurs exigences politiques, donc à reconnaître leur autorité morale en tant que «défenseur de la Démocratie», et au final à traiter en dollars, et bien sûr avec des entreprises américaines, dont Xerox…

Et pour cela tous les moyens sont bons, puisque Trump compte déstabiliser politiquement l’Iran par ce nouvel embargo afin d’entraîner un changement de gouvernement, donc l’accession au pouvoir d’un homme de paille favorable aux Etats-Unis. Solution «soft» qui, si elle n’aboutissait pas, lui laisserait la possibilité de provoquer une guerre afin de plaire à ses amis : l’Arabie Saoudite et Israël, et évidemment d’en retirer les bénéfices habituels.
Soit la parfaite expression de la politique américaine depuis près d’un siècle.
Le prétexte de «danger nucléaire concernant l’Iran» comme les autres aspects de sa politique extérieure agressive ne sont donc employés qu’en tant que paravent moral, comme toujours dès lors qu’on parle des Etats-Unis, gardiens des «Libertés»…

Et l’on s’étonne que ces pays soi-disant «arriérés» ne veuillent plus entendre parler de «démocratie» ?!
En réalité, ils ont très bien compris depuis l’apparition du «facteur pétrole», que les termes de «liberté» et «démocratie», n’ont été employé par certains pays colonialistes, entendez ici «impérialistes» terme plus en vogue aujourd’hui, ou encore «sous contrôle du grand capital», à l’unique fin d’établir une caution morale à l’intention de leurs opinions publiques respectives !
Ils savent parfaitement que le sens même de ces deux mots a été perverti par notre propagande.

Extrait du Testament de Sidney Warburg.
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